Mais c’est à toi que je pense de Gary A. Braunbeck

couv54061121-copie

Un roman assez dur à lire, j’ai eu du mal à ne pas l’abandonner et je ne regrette pas de m’être accrochée. J’ai beaucoup admiré la force de ces enfants qui ont vécus le pire et qui sont pourtant encore là à se battre. Une lecture de laquelle on ne sort pas indemne. A ne pas mettre entre toutes les mains : âmes sensibles s’abstenir.

La voiture de Mark Sieber tombe en panne alors qu’il rentre chez lui.
En attendant que son véhicule soit réparé, Mark loue une chambre pour la nuit dans le motel le plus proche. À peine installé, il est brutalement enlevé par un groupe d’inconnus. Lorsqu’il reprend connaissance, il se trouve en compagnie de trois enfants, Thomas (onze ans), Arnold (douze ans), Rebecca (quinze ans) et leur leader Christopher (vingt et un ans).
Horriblement défigurés et mutilés, ils viennent d’échapper à un tueur en série pédophile qui se fait appeler Grendel. Ils ont besoin d’un adulte pour les ramener à leurs parents, que certains n’ont pas vus depuis dix ans… et ils ont choisi Mark.

Il est de ces bouquins qui donnent envie d’être lus dès la première approche. Ce fût pour moi le cas de « Mais c’est à toi que je pense ». Au départ, j’en ai l’u la chronique faite par Alice sur son blog (son avis à lui seul a suffi à me convaincre) et tout de suite, j’ai été intriguée (le résumé, la couverture, les avis sur le net). Il s’est donc ajouté directement dans ma Wish List et il n’y est pas resté bien longtemps avant d’arriver dans ma PAL. Comme je me l’étais promis, je n’ai pas trainé avant de l’entamer.

Alors, au début, je me sentais un peu perdue, j’ai eu un peu de mal à entrer dans l’histoire. Je ne comprenais pas trop où on était ni quand ça allait vraiment commencer. Et puis très vite, je me suis retrouvée avec Mark dans cette voiture qui tombe en panne et là, tout s’enchaine, j’ai été happée. Bon, je vous avoue qu’arrivée à un certain passage, j’ai hésité à refermer le livre, à le mettre de le côté et à l’abandonner… J’avais effectivement lu à son sujet qu’il était dur à lire, mais je n’imaginais pas à quel point. L’auteur ne nous épargne pas grand-chose, certaines descriptions sont à vomir et je dois dire que j’ai souvent pensé « Non mais il est tordu de sortir de telles monstruosités de sa tête ?!! ». Je me demande vraiment ce qui peut pousser un auteur à écrire de telles horreurs… mais bon, c’est un autre sujet, alors passons !

Je me suis rapidement attachée aux différents personnages et je les ai tous admiré pour leur force et leur courage. Après ce qu’ils ont vécu, ils pourraient s’écrouler, avoir perdu l’envie de se battre, ainsi que celle de vivre. Mais non, ils s’accrochent et ils ont l’intelligence de comprendre qu’ils ont besoin d’aide, d’un intermédiaire entre eux et leurs parents (bon, leur façon de la demander n’est pas habituelle, mais au moins ils agissent). Marc est vraiment un type génial, je l’ai beaucoup apprécié. Je ne sais pas comment j’aurais réagit à sa place, mais je trouve qu’il s’en est vraiment super bien tiré !

L’histoire est touchante, bouleversante, on ne peut pas en sortir indemne. Surtout quand on est soi-même parent. Ca m’a fait du mal de me rendre compte que, effectivement, les enfants sur les affiches (M’avez-vous vu ?), on les regarde à peine et on les oublies directement.

En bref, une lecture que je garderai en mémoire.
Attention : âmes sensibles s’abstenir !!!

Ma note : 4,5/5 (Excellent)

Advertisements