L’heure bleue d’Elsa Vasseur

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Un roman qui se lit vite mais que je n’ai pas trouvé passionnant. L’histoire est intéressante mais j’ai eu le sentiment qu’elle avait été bâclée. L’auteure met plus l’accent sur des descriptions que sur des évènements et on saute ainsi 4 semaines en quelques pages. Bref, j’ai passé un bon moment mais c’est un roman que j’oublierai vite.

Zoé se sent toujours responsable à dix-sept ans de la mort accidentelle de son petit frère Nino, dix ans auparavant. Elle ne parvient pas à surmonter sa culpabilité ni à renouer le contact avec sa mère, qui vit en résidence psychiatrique depuis l’accident. Lorsque Lise, une camarade de terminale, l’invite à passer l’été en Grèce pour s’occuper de son neveu Ben, Zoé accepte sur un coup de tête. Elle se retrouve alors plongée dans l’intimité de la flamboyante famille Stein où règnent les non-dits et les faux-semblants.

Lorsque Babelio m’a proposé ce livre en partenariat pour la MasseCritique, je n’ai pas hésité longtemps avant de m’inscrire. Le résumé m’a tout de suite intriguée et j’ai voulu en savoir plus. C’est donc avec beaucoup de plaisir que j’ai lu le mail m’annonçant que j’avais été sélectionnée. Quelques jours plus tard, il était dans ma boîte aux lettres et j’en ai très vite commencé la lecture, l’intercalant entre deux de mes prévisions pour Mai.

Il est vrai qu’il n’est pas très gros, mais je ne pensais pas que je le terminerai aussi vite ! Les pages se tournent toutes seules et j’en ai vraiment été étonnée. L’intrigue est vraiment très intéressante mais j’ai regretté que l’auteure ne s’y attarde pas plus, préférant passer plus de temps dans des descriptions de paysages (qui m’ont énervées plus qu’autre chose) que dans celles des personnages et de leur histoire.

Souvent je me suis demandé où était passé tout ce temps qui avait déjà filé (par exemple, on passe 4 semaines en quelques pages à peine). Ainsi Zoé est-elle à peine arrivée en Grèce qu’elle doit quasi déjà repartir. Elle fait connaissance avec la famille de Lise et en apprend les secrets et puis voilà, au revoir ! Tout se passe tellement vite que j’ai l’impression de n’avoir pas eu le temps de m’attacher aux différents personnages… et j’en suis déçue !

Et alors la fin… J’aurais aimé que l’auteure nous offre un dialogue de plus, qu’elle ne nous laisse pas comme ça sur des questions dont on n’aura jamais les réponses. Non, je n’aime pas les fin ouvertes, encore moins dans ce contexte là !

En bref, je suis ressortie de cette lecture avec un sentiments de pas assez, d’histoire bâclée. Comme si l’auteure s’était dépêchée d’écrire, qu’elle n’avait pas le temps de s’attarder… Le résumé était prometteur, dommage que l’intrigue n’aie été que survolée.

Ma note : 2,5/5 (Moyen)

Merci à la Masse Critique de Babelio
et aux editions « Robert Laffont » pour ce partenariat !

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Chiche ! Pas d’écrans cette semaine… de Christine Sagnier

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Une agréable petite lecture, bien présentée, avec de jolis desseins et de sympathiques personnages. Bon, c’est clair que pour des adultes, c’est un peu gentillet, mais je pense que pour de jeunes enfants ça doit être chouette à lire. Et puis le sujet est intéressant !

C’est une semaine sans écrans à l’école de Lola ! Et le défi vaut pour la famille entière. Ni portable, ni ordinateur, ni console, ni télévision, ni GPS… Ouh là là, c’est toute la vie qui s’en trouve chamboulée. Alors, il faut s’organiser… Sortir le pense-bête, la bonne vieille carte routière, lire, se promener, cuisiner et jouer à plein de jeux… Mais à ce grand défi familial, ne trichent pas toujours ceux à qui l’on pense !

Lorsque j’ai vu ce titre dans la « Masse Critique Jeunesse » de Babelio, j’ai tout de suite été intriguée. Je suis du genre à penser qu’on est trop dépendant des écrans et de la nouvelle technologie et je me suis dit que ça serait bien de lire cet épisode de « Bravo la famille » et d’en faire également profiter mon homme, qui lui est bien plus accroc à son gsm, sa tablette et son ordinateur que je ne le suis moi-même.

Je l’ai reçu hier et sorti dans la salle d’attente de mon osthéo. Il avait un peu de retard et j’ai donc eu tout le loisir de parcourir les 48 pages de ce livre. Et oui, ça se lit vite ! Et puis, pas de temps à perdre, on est directement dans le sujet, on ne tourne pas autour du pot. Dès la première page, on parle déjà d’écrans et de leur utilisation quotidienne !

Je l’ai reçu hier et sorti dans la salle d’attente de mon osthéo. Il avait un peu de retard et j’ai donc eu tout le loisir de parcourir les 48 pages de ce livre. Et oui, ça se lit vite ! Et puis, pas de temps à perdre, on est directement dans le sujet, on ne tourne pas autour du pot. Dès la première page, on parle déjà d’écrans et de leur utilisation quotidienne !

Lorsque l’institutrice de Lola met ses élèves au défit de passer une semaine sans écrans, on se dit d’abord que c’est facile. Et puis, on se rend compte de ce que ça implique vraiment. Des écrans, on en utilise tout le temps et partout ! Même pour cuisiner, je regarde mes recettes sur mon téléphone !!! Je lis des livres numériques donc je passe la plupart de mon temps devant ma liseuse ! Cela dit, je serai prête à relever ce challenge, ça ne peut qu’être bénéfique !!! Il ne faut pas oublier que la technologie est là pour nous aider, pas pour nous rendre esclave d’elle !

J’ai beaucoup aimé la présentation de ce petit livre : papier glacé, lignes qui font penser à un cahier sur lequel Lola aurait écrit, jolis dessins et couleurs. Et puis à l’arrière, il y a une liste des différents titres sortis dans cette série « Bravo la famille ! » et j’avoue que j’ai bien envie d’en découvrir d’autres car les sujets ont l’air tout aussi intéressants que celui-ci !

Bref, j’ai apprécié ce petit moment de détente et de réflexion et je peux déjà dire que je le prêterai à mes filles lorsqu’elles auront appris à lire !

Ma note : 3,5/5 (Bien)

Merci à la Masse Critique de Babelio
et aux editions « Fleurus » pour ce partenariat !

De force de Karine Giebel

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Whaou, la claque que je me suis prise !!! A aucun moment je n’aurai imaginé ce final. Depuis le début je me creusais la tête pour trouver à qui cette fameuse lettre était adressée et j’amais je n’ai trouvé la bonne personne. Une fois de plus, Karine Giebel nous entraîne en enfer à coup d’angoisse et de suspense, sans oublier les retournements de situations qui nous perdent dans nos réflexions. J’avais un mal fou à fermer ce livre et je ne peux que le conseiller. Un coup de coeur pour moi !

« Le temps de l’impunité est révolu. Le temps des souffrances est venu. » Elle ne m’aimait pas. Pourtant, je suis là aujourd’hui. Debout face au cercueil premier prix sur lequel j’ai posé une couronne de fleurs commandée sur internet. Car moi, j’ai voulu l’aimer. De toutes mes forces. De force. Mais on n’aime pas ainsi. Que m’a-t-elle donné ? Un prénom, un toit et deux repas par jour. Je ne garderai rien, c’est décidé. A part le livret de famille qui me rappelle que j’ai vu le jour un 15 mai. De mère indigne. Et de père inconnu. Lorsque j’arrive devant la porte de mon ancienne chambre, ma main hésite à tourner la poignée. Je respire longuement avant d’entrer. En allumant la lumière, je reste bouche bée. Pièce vide, tout a disparu. Il ne reste qu’un tabouret au centre de la pièce. J’essuie mes larmes, je m’approche. Sur le tabouret, une enveloppe. Sur l’enveloppe, mon prénom écrit en lettres capitales. Deux feuilles. Ecrites il y a trois mois. Son testament, ses dernières volontés. Je voulais savoir. Maintenant, je sais. Et ma douleur n’a plus aucune limite. La haine. Voilà l’héritage qu’elle me laisse.

Etant, je pense pouvoir le dire, assez « fan » de Karine Giebel, je ne pouvais qu’avoir envie de lire ce roman. La 4ème de couverture m’a tout de suite intriguée et ce livre a très vite rejoint ma WishList. Je ne pensais pas l’avoir en ma possession aussi vite, mais j’ai reçu un mail de la Masse Critique de Babelio qui me proposait de le recevoir en échange d’un avis. Comment aurais-je pu refuser, moi qui mourrait déjà d’envie de connaître le contenu de cette fameuse lettre ?

Et on peut dire que Mme Giebel sait entretenir le suspense ! Franchement, quand j’ai eu fini le prologue et que j’ai commencé le roman à proprement parler, j’ai eu un peu peur. Je me suis tout de suite dit « Oulà, je parie qu’il va falloir attendre la fin pour découvrir le contenu de la lettre ! ». Et vu mon impatience à la lire, j’avais peur de ne pas apprécier le reste. Et finalement, j’ai tout de suite accroché !

Je me suis sentie happée par cette intrigue ! En même temps, ce n’était pas bien compliqué vu comment ça démarre ! On peut dire que ça commence assez fort. Cette auteure sait nous plonger dans les côtés les plus sombres de l’être humain et oui, j’aime ça ! J’ai toujours eu un mal fou à refermer ce livre. Arriver au boulot était un supplice tant je voulais continuer ma lecture. De stresse en rebondissements, on arrive très vite au dénouement final et là… le régal !

J’ai eu beau me triturer les méninges, jamais je ne me serais doutée d’un final pareil ! Les révélations m’ont tout simplement clouée sur place ! J’en suis restée bouche bée, presque choquée.

Pour parler un peu des personnages (je n’ai pas grand chose à en dire en fait), je pense pouvoir dire qu’ils m’ont tous laissée indifférente. Aucun n’a vraiment eu ma sympathie et je n’ai détesté personne non plus. J’ai un peu l’impression que la même histoire aurait pu se passer avec d’autres, ça aurait été pareil pour moi. Ce ne sont pas eux qui m’ont vraiment intéressée, c’est plutôt leurs histoires à chacun et ce qui fait qu’ils arrivent où ils sont.

En bref, un gros coup de cœur encore pour un tout bon Karine Giebel, je ne peux que le conseiller aux amateurs du genre !

Citation(s) :
– Il a cru qu’il n’y survivrait pas. Qu’il n’avait plus assez de force. Mais la haine est le plus puissant des moteurs. Capable de déloger un homme de son cercueil.

Ma note : 5/5 (Coup de coeur)

Merci à la Masse Critique de Babelio
et aux editions « Belfond » pour ce partenariat !

Le doute de S.K. Tremayne

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Un thriller qui m’a de suite plu, j’ai eu très facile à m’y plonger. Par contre, il m’a souvent mise mal à l’aise et j’ai eu beaucoup de mal avec le décor. Si j’ai aimé toute l’intrigue, j’ai cependant été déçue par la fin, j’ai vraiment l’impression d’être restée sur ma faim. Plusieurs questions restent encore sans réponses et je m’en sens frustrée.

Un an après la mort accidentelle de Lydia, 6 ans, ses parents et sa jumelle Kristie prennent un nouveau départ en s’installant sur une petite île écossaise isolée. Mais l’étrange comportement de Kristie sème bientôt le trouble. Elle demande à se faire appeler Lydia… Qui est-elle vraiment ?

En lisant sur la couverture du livre « On chuchote que ce serait le prochain Les Apparences », je me suis demandé à quel niveau. J’ai également espéré que je n’allait pas en ressortir frustrée et énervée comme à la fin du roman de Gillian Flynn. Et bien si ! C’est vrai, ça pourrait bien être le prochain « Les Apparences » ! En tout cas, j’ai trouvé que c’était plus ou moins le même style de lecture, même si celui-ci semble moins long. L’intrigue s’installe rapidement et je ne me suis pas ennuyée une seconde (contrairement à l’autre livre cité, qui lui possède plusieurs longueurs).

J’avoue que j’ai tout de suite été happée par cette histoire, qui m’a cependant rendue plutôt mal à l’aise. Tout ce mystère autour des jumelles, les réactions des parents… j’en avais des frissons. Je ne pensais pas qu’une mère pouvait douter de l’identité d’une de ses filles, même si celles-ci ressemble comme deux gouttes d’eau à sa sœur jumelle. Que Sarah finisse par se demander si celle qu’elle avait enterré était bien Lydia, ça m’a un peu choquée !

Je dois avouer que je n’ai aucune connaissance en ce qui concerne les liens entre vrais jumeaux. Mais là, j’ai trouvé ça très (trop) fort. Qu’une telle confusion puisse s’insinuer, autant du côté de la mère que de la gamine survivante, c’était assez dérangeant en fait. Dans le bon sens du terme, je dois dire que j’ai aimé ce que j’ai ressenti à la lecture de cette histoire.

Là où j’ai vraiment été dérangée, c’est lorsqu’on en apprend plus sur les liens qui unissent les parents (chacun de son côté) avec les deux filles. Je ne vais pas m’épancher là-dessus afin de ne rien révéler d’important mais j’étais mal à l’aise de lire certaines choses. Également cette relation entre Sarah et son mari Angus. C’est fou comment elle change et évolue au fil des pages. J’en suis venue à détester le père des filles alors qu’au début, il me rendait plutôt indifférente.

Concernant les décors, on s’y croirait mais personnellement, je n’ai pas aimé… cela-ci, ça aide à se sentir mal à l’aise. Le fait que le cottage soit délabré… à se demander pourquoi ils ont décidé de s’y installer ! Bref… les mots/phrases en gaélique m’ont agacée plus qu’autre chose. Heureusement qu’il n’y en avait pas plus, ça aurait fait trop. D’autant que j’ai trouvé que ça n’apportait absolument rien à l’histoire, ça alourdi même plutôt le texte selon moi !

A part ça, quelques petites répétitions de-ci, de-là, mais rien de bien important.

En bref, ce fût une très bonne lecture, même si la fin m’a beaucoup déçue. Je le conseille tout de même aux amateurs de thriller psychologique car il est tout de même assez bien écrit à ce niveau-là !

Ma note : 4/5 (Très bien)

Merci à la Masse Critique de Babelio
et aux éditions « Presses de la Cité » pour ce partenariat !

Alors vous ne serez plus jamais triste de Baptiste Beaulieu

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Une très chouette histoire avec des personnages intéressants et attachants. J’avoue que j’ai vu venir la fin depuis presque le début, mais ça ne m’a pas empêché de beaucoup apprécier ce roman. J’ai ris, j’ai presque pleuré aussi. Bref, une lecture très agréable que je conseille vivement !

C’est l’histoire d’un médecin malheureux, qui ne se rappelle plus comment soigner depuis que sa femme est partie. Il a décidé de mettre fin à ses jours le soir même. En se jetant dans un taxi pour régler quelques affaires à l’hôpital, il fait la connaissance de sa mystérieuse conductrice : une vieille dame excentrique capable de deviner quand les gens vont mourir, juste en les regardant dans les yeux. Pour convaincre le Docteur de revenir sur sa décision, elle exige sept jours durant lesquels il devra se soumettre à toutes ses fantaisies. Le compte à rebours est lancé jusqu’à l’échéance finale. Qui gagnera du désespoir ou de la joie de vivre ? Que s’est-il passé dans la vie de cet homme pour qu’il en arrive là ? Qu’a vécu cette femme pour qu’elle prenne aussi violemment le parti de la vie et du bonheur ? Avec une poésie joyeuse et une grande émotion, Baptiste Beaulieu imagine une merveilleuse rencontre entre deux êtres qui cherchent à réenchanter le monde.

Quelle agréable surprise que ce roman ! J’avais déjà entendu parler de l’auteur et son autre livre se trouve depuis un moment dans ma WishList, mais j’ignorais qu’il en avait sorti un 2ème ! J’ai eu la chance de me le voir offrir par la Masse Critique de Babelio ainsi que par les éditions Fayard et je dois dire que je suis ravie de ce partenariat car j’ai vraiment fait une superbe découverte !

L’écriture est simple et originale (j’ai adoré le compte à rebours et la numérotation des pages), ça se lit très facilement et je l’ai d’autant plus apprécié !

Même si le Docteur est un être déprimé, je n’ai pas réussi à le trouver agaçant (pourtant, généralement, c’est le genre de personnage qui m’ennuie vite), il a quelque chose qui fait que j’ai accroché. Sans doute le fait qu’il a accepté d’offrir sa dernière semaine à cette vieille dame… A partir de là, les jours se suivent et deviennent passionnants ! J’ai adoré cette conductrice et ses excentricités. Ses idées saugrenues pour essayer de faire de nouveau aimer la vie à cet homme qui a tout perdu ! Quant à sa façon de parler et à ses expressions…. Excellentissime !!! Elle m’a fait rire, j’ai aimé ! Cette femme est tout simplement émouvante !

Il est vrai que j’ai senti venir la fin depuis presque le début du livre. Peut-être était-ce une volonté de l’auteur, je l’ignore. En tout les cas, ça ne m’a pas dérangée car même si je me doutais de ce qui allait arriver, je n’en connaissais pas la raison ! Et j’avoue que j’en ai d’autant plus savouré les dernières pages ! J’ai beaucoup aimé ces révélations qui nous aident à mieux connaître et comprendre certains personnages.

Et puis ce roman, c’est une véritable leçon de vie. Tout en parlant de la mort, il nous fait comprendre que même si on pense ne plus rien avoir à perdre, il y a toujours des choses qui valent la peine d’être vécue.

Bref, une petite merveille à lire sans hésiter ! Je ne saurais que trop conseiller cette lecture !

Ma note : 4/5 (Très bien)

Merci à la Masse Critique de Babelio
et aux éditions « Fayard » pour ce partenariat !