Le philosophe qui n’était pas sage de Laurent Gounelle (Audio)

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Un roman qui m’a passionnée et je ne m’y attendais vraiment pas. Le sujet de fond est vraiment très intéressant et il pousse à la réfléxion sur notre société actuelle. J’ai oscillé entre dégoût, énervement et émerveillement. Un roman à mettre entre toutes les mains !

Deux destins qui s’affrontent, deux conceptions de la vie que tout oppose. La forêt tropicale semblait retenir son souffle dans la chaleur moite du crépuscule. Assise devant l’entrée de sa hutte, Élianta tourna les yeux vers Sandro qui s avançait. Pourquoi ce mystérieux étranger, que l’on disait philosophe, s’acharnait-il à détruire secrètement la paix et la sérénité de sa tribu ? Elle ne reconnaissait plus ses proches, ne comprenait plus leurs réactions… Qu’avaient-ils fait pour mériter ça ? D’heure en heure, Élianta sentait monter en elle sa détermination à protéger son peuple. Jamais elle ne laisserait cet homme jouer avec le bonheur des siens. Un roman captivant, plein d’humour, de sens et de suspense. Une histoire surprenante qui cache une subtile remise en cause de notre société.

Au départ, le résumé ne me tentait pas plus que ça, mais je sais qu’en général, j’apprécie toujours d’écouter un roman de Laurent Gounelle. Il y a toujours, derrière l’histoire, de quoi offrir réflexion et j’adore ça. Encore une fois, je n’ai pas été déçue par les leçons données en douce par l’auteur.

Sandro est un homme brisé qui cherche vengeance. Il part donc au coeur de la forêt tropicale, là où se trouve la cause de son mal-être. Là où vit un peuple tranquille et heureux. Pour y parvenir, il paie une équipe de guides dont le chef Cracus comprend tout de suite à qui il a affaire et le bénéfice qu’il pourrait en tirer.

Elianta (dont on parle dans le résumé) est une jeune femme qui vit avec sa tribu au coeur de cette fameuse forêt tropicale. Petit à petit, elle va voir l’influence de Cracus et des siens sur son peuple et elle va vite comprendre que ce que leur apporte ces étrangers n’est pas quelque chose de positif, bien au contraire. Elle est la seule à ne jamais vraiment se laisser influencer, à remettre en questions tous les dires de Cracus.

Honnêtement, je ne m’attendais pas à ça du tout !!! Au plus j’avançais dans le récit et au plus je me rendais compte de ce qui se passait et au plus je faisais le rapprochement avec notre société. Et au plus je me disais « Oh non, c’est pas possible, laissez-les tranquille, ils ont compris le vrai sens de la vie, ils sont vraiment heureux ! ». Et j’ai assisté impuissante à la création d’une société comme la nôtre, où les biens matériaux et l’individualité remplacent les biens sociaux et les échangent. Une société dans laquelle il est difficile de faire marche-arrière…

Franchement, j’ai presque été choquée de voir s’opérer ces changements. Ca se fait petit à petit, de façon quasi invisible. Et quand on s’en rend compte, il est très compliqué de faire demi-tour.

Et la révélation finale… Arf ! Je ne vais pas dire que je ne l’ai pas vue venir mais j’en ai tout de même été surprise et énervée. Certains personnages (un en particulier) sont détestables au possible et apprendre ce que j’ai appris n’a fait que renforcer ma haine pour eux.

Petit clin d’oeil à François Hatt, qui lit le livre en audiolib. Franchement, chapeau à lui, il a réussi à prendre des voix différentes pour chaque personnage, se les appropriant avec brio. J’ai beaucoup apprécié l’écouter !

Bref, un roman à mettre entre le plus de mains possible !

Ma note : 4,5/5 (Excellent)

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